Herbert du Plessis
DU PLESSIS Herbert

Le pianiste Herbert du Plessis affronte le public depuis son plus jeune âge : à 8 ans il joue la 2e Rhapsodie Hongroise de Liszt à la télévision de son Ile Maurice natale, et à 14 il effectue sa première tournée avec orchestre, interprétant les concertos de Beethoven et de Schumann. Il obtient son 1er Prix du Conservatoire dans la classe de Pierre Sancan. Il passe ensuite plusieurs années en Angleterre, où il remporte le 1er Prix de la Royal Academy of Music ; soucieux de ne pas se limiter aux seules prouesses de virtuosité, il encadre ses études pianistiques auprès de Louis Kentner dans la préparation d'une maîtrise en musicologie à la prestigieuse université d'Oxford, où il lui est décerné le diplôme d'honneur de 1ère classe.


De retour en France, il est invité par l'immense virtuose Georges Cziffra à se perfectionner auprès de lui, en Hongrie et à Senlis. Devenu lauréat de la Fondation Cziffra, Herbert du Plessis a le privilège de parfaire sa conception de la musique romantique dans la proximité de cet inoubliable interprète de Liszt. De par la volonté du maître disparu, Herbert du Plessis a siégé longtemps au conseil d'administration et au comité artistique de la Fondation Cziffra, dont la mission est d'aider les jeunes artistes.


Les concerts d'Herbert du Plessis sont toujours accueillis avec enthousiasme par le public ainsi que par la presse. Ainsi il se voit l'invité de festivals ou d'émissions de radio en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Italie, en Pologne et en Hongrie. En 2012, les invitations l'ont mené jusqu'en Australie et en Amérique latine. A la mythique Wigmore Hall de Londres il joue à guichet fermé, ce qui est également le cas lorsque le chef d'orchestre Laurent Petitgirard l'invite à se produire avec l'Orchestre Symphonique Français à l'Opéra-Comique, ou encore quand Pierre Cardin lui ouvre les portes de l'Espace Cardin sur les Champs-Elysées.


Herbert du Plessis fut pendant plusieurs années Président d'honneur du Festival Liszt en Provence, et a donné le récital inaugural du Festival de Richelieu en 2007. A Paris il a joué à la Salle Gaveau, au Théâtre des Champs-Elysées, à l'Auditorium des Halles, au Musée d'Orsay. France-Musique lui a consacré une émission d'une heure et demie, et à la télévision on a pu le voir dans des émissions populaires telles que celles de Jacques Martin ou de Christine Bravo. Il a reçu également le Grand-Prix de la Nouvelle Académie du Disque. Herbert du Plessis tient à entretenir un répertoire aussi vaste et varié que possible, tout en se faisant reconnaître comme un spécialiste de la musique de Chopin et de Liszt. Il est un des très rares pianistes au monde à avoir donné en public l'œuvre entière de Chopin, répartie en 10 récitals : exploit qu'il a accompli trois fois à Paris, et aussi à Londres à l'invitation de la Chopin Society. Pendant la saison 2015-2016, il a donné plus de cent concerts, dont beaucoup à Paris où il est invité régulièrement à l'église Saint-Julien-le-Pauvre, ou par la série "Autour du Piano".


Il a consacré des enregistrements à Liszt, Chopin et Schumann; un nouveau CD, deuxième volet de l'intégrale projetée des œuvres de Chopin, a paru au printemps 2015.


Laissons la parole aux critiques :


La Revue Piano : L'intégrale Chopin d'Herbert du Plessis, donnée à Paris, a suscité un large intérêt médiatique. Le raffinement, un grand sens de la courbe et de la ligne, et une pudeur expressive gorgée de sensibilité et de passion contrôlée caractérisent sa conception.


Après un concert à Saint-Etienne, Jean-Luc Perrot écrit : Herbert du Plessis interprétait Chopin et Liszt, compositeurs romantiques par excellence. Elève de Louis Kentner et de Georges Cziffra, Herbert du Plessis se meut dans cet univers avec une aisance confondante…il a donné la Berceuse de Chopin avec une subtilité infinie, dans une totale décontraction : un sublime moment d'émotion.


Lors d'un passage à la Salle Gaveau, la Revue des Deux Mondes : Aussi sensible qu'intelligent, doté d'un superbe toucher, d'une technique souveraine, d'un goût infaillible, Herbert du Plessis est un artiste admirable…les redoutables Variations de Brahms sur un thème de Paganini (l'un des morceaux les plus difficiles de tout le répertoire pour piano) étaient une grande démonstration de maîtrise du clavier, devant laquelle on ne pouvait que s'incliner…Du très, très grand piano.


A la parution de son premier enregistrement d'œuvres de Liszt, le magazine Diapason : La franchise et la transparence de son toucher lumineux, les couleurs variées dont il pare son jeu, le parfait équilibre entre le cœur et le sens architectural, l'abattage dont il peut faire preuve : on est totalement comblé et ébloui.